COMEDIE MUSICALE : MAI 68 FOREVER

(8) L’ODEON (à partir du 16 mai 1968 environ)
Débat politique entre étudiants et ouvriers

Paroles de Marie-Annick BERGERAT, musique de José EMMANUEL août 2007

Paul :
Salut les gars de l'Odéon
Ici nous nous réunissons
Dans le grand théâtre investi
Pour donner chacun notre avis

Refrain a :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voici le grand remaniement

Ouvrier :
Vos demandes du 22 mars
Ressemblent à une joyeuse farce
Revendications de gamins
Gâtés et ne manquant de rien

Refrain b :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voilà le grand chambardement

Paul :
Tu vois les détails mais en fait
remettre en cause l'autorité
les "nons" que rien ne justifiait
C'est ce qu'il faut revendiquer

les choeurs : Tu me comprends, je te comprends

Refrain a :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voici le grand remaniement

Parlé : Qu'as-tu à dire camarade ouvrière ?

L'ouvrière : (réponse choeurs: maybe baby)
Chez nous, on travaille à la chienne
Le contre maître décide de tout
Il pourrait se donner la peine
De nous consulter après tout.

Refrain a :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voici le grand remaniement

Parlé : Laissez maintenant la place au philosophe, vas-y Philippe !

Le philosophe :
C'est la relation maître esclave
mais aujourd'hui c'est dépassé
Il faut balayer les entraves
Réformer et imaginer.

Refrain b :
A bas les barrières sociales
Les compartiments, les murailles
Voilà le grand chambardement

L'ouvrier :
J'imagine une vie plus facile
des usines humaines dans les villes
plus de temps libre, un meilleur prix
voilà ce qui me fait envie

les choeurs : Tu me comprends, je te comprends

Refrain c :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voici le grand chambardement

Susie :
Camarade où sont les profits ?
Il faut bénéficier des fruits
De ta production comprends-tu
Et toi Dédé qu'en penses-tu ?

Refrain b :
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voilà le grand chambardement

Dédé :
Travailler moins c'est l'avenir
Des robots pour y parvenir
Soulageront les hommes du pire
Pour leur rendre le temps de jouir

Refrain b : (3 fois)
A bas les barrières sociales
les compartiments, les murailles
Voilà le grand chambardement