COMEDIE MUSICALE : MAI 68 FOREVER

(10-11) ACCORDS DE GRENELLE (27 mai 1968 fin accords de grenelle + meeting au stade charletty)

Paroles Marie-Annick BERGERAT, musique José EMMANUEL septembre 2007

Résumé :

La nuit du 24 mai au 25 mai, paul était de service d'ordre, il a été blessé.
Après 48h00 de négociation, le lundi 27 mai vers 17h00 les accords de Grenelle sont signés avec les syndicats, ils ne satisfont pas la base.
Le soir du 27 mai défilé à partir des gobelins vers le meeting au stade charletty : plusieurs milliers de personnes étudiants et travailleurs.

Situation :
Sur la place des gobelins, il y a beaucoup de monde prêt à partir :
le philosophe, l'ouvrière et l'ouvrier (de la chanson de l'Odéon), Paul avec un bras dans le plâtre, Dédé, Christine, Colette, Susie, Juliette, les 2 figurants en maillot, marchand de journaux, balayeur, marchand de marron.
Ils sont tous tassés prêts au départ du défilé et ils discutent en piétinant d'impatience.

Philosophe :
Mais Paul tu as été blessé
Et pourquoi n'es-tu pas resté
A la Sorbonne en repli
Au lieu de te risquer ici

Paul :
Mais Phil, je préfère l'action
Aller au stade Charletty
En votre agréable compagnie
Plutôt que la méditation

Refrain1 :
Il faut que la lutte continue
Je veux rester dans la rue
Je ne veux plus travailler
Car je suis mal gouverné

Il faut tous les virer
Et les faire rembourser
Qu'ils nous rendent tout ce qu'ils ont volé
Ces patrons trop bien payés

Hé hé la révolte Yé yé (bis)
Hé hé la révolte Yé yé (bis)

Colette :
Laissez donc Paul vivre sa vie
Il a seulement un bras cassé
Et veut juste participer
Ne pas dormir sur ses acquis

Ouvrier antillais :
En effet, ce n'est pas fini
Il nous faut un meilleur salaire
Un gouvernement populaire
Et plus de temps libre aussi

Refrain2 :
Et après les accords de Grenelle
Le marchand de sable endort toujours Pimprenelle
Gros Nounours dit toujours "bien patron"
Qu'il le balance de son nuage cet avorton

Antoine ne te fais pas couper les cheveux
Laisse béton même si ta maman le veut
Dutronc dis tout ce que tu peux
Et toi laisse tomber tes couettes pleines de noeuds.

Hé hé la révolte Yé yé (bis)
Hé hé la révolte Yé yé (bis)

Marchand de journaux :
Demain je vendrai encore des journaux
Avec ces accords même nationaux
Ils sont insuffisants, trop généraux
Que j'en ai marre de ce boulot

Ouvrier :
Marchand tu n'es pas salarié
Tout ça ne va rien t'apporter
C'est pas assez pour moi ouvrier
C'est pourquoi je viens contester

Etudiant antillais :
Et pour les étudiants non plus
Rien de neuf pour l'éducation
Que le poids de la soumission
Est-ce qu'on a été entendu ?

Refrain 1

Etudiant antillais :
Des désirs et des illusions
Et le bonheur à l'horizon
Naîtra de la satisfaction
Impossible de la raison

Susie :
J'attendais l'égalité des sexes
L'équité en mal et en bien
Depuis novembre soixante sept
Que je milite et toujours rien

Hé hé la révolte Yé yé (bis)
Hé hé la révolte Yé yé (bis)